Deux questions qui percutent brutalement le cours de notre HISTOIRE.

Redonnons du sens et des valeurs à nos projets, il est temps de construire des projets de qualité pour nous, notre société, notre planète.

 

Il est temps qu’ensemble, clients et nous consultants, formulions des stratégies ou des projets qui nourrissent cette soif de sens qui habite notre monde.

 

Construisons ensemble des projets dont les valeurs ne soient pas uniquement financières, techniques, fonctionnelles, en un mot uniquement mesurables.

CONSTRUISONS DE LA QUALITÉ

Non pas uniquement en fiabilisant les techniques ou en optimisant les processus. Façonnons la qualité pour la vie des hommes et leur environnement.

 

A ce mot, si malmené, revenons à son sens premier : un ressenti, une expérience et non uniquement une somme d’indicateurs (PIB, PNB, IDH, Inflation, croissance économique, etc.). La vie n’est pas faite que de nombre. Il y a les émotions, les sensations, les frissons aussi qui traversent nos cœurs et bouleversent nos esprits.

 

Les mesures ne sont qu’une fraction de la vie, et non l’inverse.

 

La vie des hommes c’est aussi ce besoin inné de vivre en société, et de croire et d’agir ensemble pour des rêves, des croyances, des projets de société en commun (C.f. Youval Hariri « Une brève histoire de L’humanité »)

 

 

Et si la qualité était alors plus globale, plus qualitative surtout. Une qualité qui a pour objectif, sans hiérarchie et impérativement en simultané, les piliers suivants :

 

• Sécurité

• Bien être individuel et collectif

• Respect de notre environnement

• Respect de la santé

• Cohésion sociale

• Accès à la connaissance, une connaissance juste.

 

Aussi surprenant que ces critères puissent vous paraître en première lecture, ils sont pour autant si … Essentiels.

ALORS POSONS UN INSTANT LES CRAYONS

Imaginons la réflexion et la construction de vos projets en fonction de ces critères. Sortez vos araignées et autre KPIs … Force vous sera de constater avec honnêteté que nous sommes loin de cette Qualité Globale qui pourrait changer notre monde et chaque instant de notre vie.

 

Faites une rétrospective des offres et des entreprises qui aujourd’hui sont plébiscitées, qu’elles soient en pleine croissance, ou des géants de l’industrie. Toutes servent à divers degrés les piliers cités ci-dessus aux travers de différents moyens : réseaux sociaux, base de connaissances, sources d’informations (sensibles ou non), partage et/ou optimisation de ressources et de savoir faire, collaboration, bio, Service de partage, Eco Energie, Financement collectif, etc.
Les dernières études Credoc viennent enfin nous confirmer ce profond changement :

Pourquoi vous, moi, et le reste du monde, sommes nous sensibles à ces nouvelles propositions ? Des propositions qui trouvent comme un écho de sens et de valeur en nous et qui, tel un aimant, nous attirent irrésistiblement.

 

Tout simplement parce que cela nous semble juste, humain et qu’au fond ces services stimulent et révèlent notre empathie, notre envie de nous engager pour nous même, les autres, le groupe, le monde.

 

Nous avons besoin de cette justice, nous avons besoin de nourrir notre soif d’empathie, ce besoin d’expérience et de partage ensemble. Une besoin inscrit jusque dans nos neurones miroirs. Une vérité biologique en sorte (C.F. Jeremy Rifkin « Une nouvelle conscience pour un monde en crise », Etude Credoc ).

 

 

Il n’est alors pas surprenant, de constater, année après année, l’émergence de mouvements qui au départ étaient alternatifs et qui aujourd’hui se consolident autour d’un mouvement nommé les « créatifs culturels » (C.f Ariane Vitalis, « Créatif culturel: l’émergence d’une nouvelle conscience »).

 

 

Ce n’est pas un groupe socio-économique. Il va au delà des origines, de l’éducation ou du patrimoine, ce mouvement peut toucher un scandinave qui travaille sur les énergies renouvelables ou un kenyan soucieux de préserver la savane, patrimoine de notre biodiversité.

 

 

Au regard de ces critères et si nous comparons avec honnêteté les projets que nous réalisons sur internet depuis les quinze ou vingt dernières années, il n’est pas certain que nous ayons pris en compte ce besoin de qualité globale. Nous avons été soucieux de transposer dans notre univers digital les paradigmes de nos modèles habituels :

 

• Plus de marchandisation, uniformisation,

• Plus de consommation

• Plus vite

• Partout

• Plus de technique et de robotisation pour plus de marge

Nous avons construit une révolution de l’information sur une économie basée sur une source d’énergie polluante en voie de raréfaction (le pic de production ayant été atteint depuis 30 ans).

 

 

Plus grave, nous avons amplifié la consommation d’énergies (fossiles hélas !) puisque internet et le digital en demandent encore plus. On estime qu’aujourd’hui cela représente 15 % de la consommation d’énergie en Europe et en projection en 2030, l’équivalent de la consommation d’énergie mondiale de 2008. Andrew Ellis va plus loin, il nous annonce que nous serons à cours d’énergie dans 15 ans.

 

 

Quel paradoxe, le digital révélateur de notre empathie nous entraine … vers l’abîme de Pascal.

 

 

(C.F. Jeremy Rifkin « la troisième révolution industrielle », Andrew Ellis dans le Daily Mail et Gerhard Fettweis de l’Université de Dresde)

 

 

Malgré la grande révolution que fut internet et quelques belles années de croissances, les économies s’essoufflent et les pseudo reprises ne sont que de mini cycles économiques (la fin des stocks), vite rattrapés par le prix grimpant des énergies fossiles (C.F. Jeremy Rifkin « la troisième révolution industrielle »).

 

 

Enfin, la consommation générale en volume est en baisse. Même si en chiffre d’affaires ou en marge progressent. Avec l’aide de besoin artificiellement créés, et avec une population mondiale qui augmente et accède à la société de consommation (Naissance d’une classe moyenne en Chine ou en Inde…).

Le paradigme de la précédente révolution industrielle est en bout de course. (Cf : Rifkin Troisième Révolution Industrielle, ou Robert Schiller. « L’exubérance irrationnelle des marché »). Les publications dans ce domaine sont fournies et les études ne sont plus des spéculations pessimistes ou des rêveries de doux idéalistes. La surconsommation et la course effrénée à l’innovation technico marketing révèlent, aujourd’hui, la fragilité de certains groupes autrefois leaders. Les batteries en feu de certains téléphones portables agissent comme une symbolique nous invitant à prendre très au sérieux nos égarements. Le mesurable prendrait-il feu ?

 

ET SI NOUS AVIONS OUBLIÉ L’HUMAIN ET LA NATURE DONT NOUS SOMMES ISSUS ? L’ÉQUILIBRE DE NOTRE HUMANITÉ.

Nous avons modélisé des utilisateurs, des clients, des usagés mais jamais, ou rarement, des êtres humains constitués de sens et vibrants d’émotion. Nous avons été incités à consommer des unités de telle ou telle chose en créant des besoins artificiels, de plus en plus déconnectés de la réalité/nécessité. Alors aujourd’hui le consommateur et le citoyen se détournent : « Ce n’est plus tenable, Cela n’a plus de sens, Ce n’est pas ce que je recherche ».

 

 

Alors qu’avons nous fait vous et moi ? Nous nous sommes créés des usages et des grands espaces de libertés qui échappent aux grands groupes, parfois même et surtout aux gouvernements.

 

Nous arrivons à une situation où nous sommes de plus en plus en décalage avec ce qui nous est proposé. Alors nous créons et fabriquons par nous même (Cf : Jéremy RIfkin, la troisième révolution industrielle, Ariane Vitalis).

 

 

Pourtant la transformation, ou plus exactement, comme le diraient mes amis de Nextdoor, la Métamorphose est en marche, elle nous appelle (Cf, les Phygitalistes de Nextdoor / NDS ; Roselyne, Sébastien, Pierre Henry, Bruno, Philippe, Stéphane).

ALORS IMAGINONS…

Et si demain, libérés de notre dépendance de production, nous pouvions nous consacrer à nous et aux autres, à notre humanité. Et si demain l’intelligence Artificielle nous affranchissait de cette servitude de la mesure qui nous pousse à la la course à l’énergie, et à nous éloigner de ce que nous sommes : des êtres empathiques, grâce notamment à une rationalisation des ressources ou en créant d’autres ressources d’énergies.

 

 

Et si demain le digital accélérait l’émergence d’une nouvelle conscience comme le déclarent de nombreux penseurs, mais aussi une grande partie d’entre nous ? Au lieu d’un monde qui nous surveille, un monde qui nous dicte, nous programme, nous désinforme, nous déshumanise.

 

 

Une formidable intuition, une opportunité pour notre espèce. Inespérée ?

 

 

Les exemples dans notre quotidien ou dans notre histoire contemporaine sont légions, certains nous font sourire (amis facebook, selfie, etc) d’autres nous font trembler cyberwar, déstabilisation politique (USA, primaires en France, Propagande extrémiste, etc.).

 

 

Les réseaux sociaux sont le reflet cru de ce décalage. Formidable vecteur de rapprochement d’être humain à être humain, créateur de collectif conscientisé mais c’est aussi un monstre effroyable, pervers et manipulateur. Un golem ?

 

 

Le reflet de ce que notre monde est aujourd’hui et le danger qui nous guette serait de laisser nos consciences apeurées concevoir les robots de demain à notre image : menteurs, schizophrènes, asservissants, détruisant, accumulant. N’avons nous pas un risque de transmettre nos pathologies à cette nouvelle conscience ?

 

Qui peut aujourd’hui regarder la série West World sans en avoir froid dans le dos, tellement ce monde qui y est décrit nous paraît … si probable ?

 

 

Nous avons aujourd’hui une massification des technologies de l’information. Nous avons imaginé aussi de nouveaux systèmes de pensée et de valeur. Nous avons pris conscience que cette empathie était notre sens, notre raison d’être et l’énergie de l’humanité, le compas qui guide notre évolution. Sans elle, nous sommes condamnés.

 

 

Nous avons créé des méthodes et modèles élaborés pour créer une dynamique qui favorise l’empathie, le partage d’un élan commun (design thinking, méthode agile, design fiction, etc.). Donnons nous aussi un but : La Qualité globale.

 

 

Si chacun d’entre nous intégrait en lui chacun de ces piliers tel un instinct naturel alors nous pourrions ralentir notre respiration, contempler la beauté du monde et peut être alors vraiment Innover

By Félix

Président